SHIMABARA – Les Samouraïs du Christ (Partie 1)

Les esprits chagrins vont se récrier : « Avec le Japon, nous voici loin de la Chrétienté que prétend traiter votre site ; hors sujet ! » Eh bien nous n’en sommes pas si loin que cela et notre ami Baudouin a très bien fait de nous proposer son admirable travail sur cette page héroïque du Japon et cela pour deux raisons.
D’abord, si par « Chrétienté » nous n’entendions que l’Europe, nous serions « un peu court » comme le disait Cyrano 1. Voici la définition qu’en donne le très honorable « Dictionnaire de l’Académie Française ». Nous citons :
« CHRÉTIENTÉ : Étymologie : XIe siècle. Dérivé de chrétien, d’après le latin christianitas, « christianisme, ensemble des chrétiens » 1. Ensemble des nations chrétiennes ; ensemble des pays où domine la religion chrétienne (…) 2. Vieilli. Communauté chrétienne (surtout dans les pays d’Orient). Plusieurs chrétientés ont existé jadis dans les provinces de Chine. »
Enfin, bien qu’étant des Occidentaux il ne nous est pas interdit de nourrir notre idéal avec des exemples historiques empruntés au passé glorieux de pays même non européens, comme le Japon féodal, avec ses Samouraïs 2 et les cristeros de Shimabara, par exemple.
Une Rébellion complexe
Nous diviserons cette étude en trois grandes parties : I- Histoire et évangélisation du Japon (1549-1600) – II- L’ère Edo et la rébellion de Shimabara (1600-1635) – III- Brèves analyses du caractère catholique de la rébellion.
I- Histoire et évangélisation du Japon (1549-1600)

Afin de se plonger dans l’univers de la rébellion de Shimabara , il est important de bien comprendre le contexte socio-historique de l’époque. Le Japon est un archipel d’îles, qui ont été visitées par les Occidentaux pour la première fois par hasard en 1543 par des marchands portugais au large de Tanegashima.
Ces marchands font forte impression en exhibant des armes sophistiquées pour l’époque et poussent les japonais à commercer avec eux. De 1543 à 1548 environ, en pleine époque « Muromachi » 3, le commerce se développe sur plusieurs ports : Kagoshima, Hirado et Bungo 4. Les daimyos japonais commencent à comprendre l’intérêt militaire et politique de s’associer aux portugais. En effet, ces chefs régionaux sont censés être soumis à deux pouvoirs : au tenno, une sorte d’empereur qui dispose d’un « mandat du Ciel », et au shogun, un vague mélange de maire du palais et de connétable, que l’on pourrait qualifier de commandant en chef. Mais dans les faits, le tenno (en général peu fortuné, avec très peu d’influence et un pouvoir réduit à peau de chagrin) et le shogun, bien que partageant la même capitale Miyago 5, n’ont jamais pu contrecarrer l’influence des daimyos, eux-mêmes rivaux entre eux.
Saint Francisco Javier
C’est à cette période que le grand missionnaire navarrais saint François Xavier notifie à ses supérieurs jésuites, ainsi qu’au roi du Portugal, son intention d’évangéliser le Japon. Le missionnaire jésuite, émoussé par plusieurs années d’exposition à l’engeance brahmanique, et cela malgré beaucoup de conversions sur place, est enthousiaste à l’idée de quitter l’Inde, pour aller au Japon apporter la Bonne Parole. Saint François Xavier, d’après ses connaissances de l’époque, entrevoit dans le Japon trois grandes promesses : le peuple est raisonnable et curieux, ils ont un roi, et ils ont des universités comme en Europe. Notre Saint débarque au Japon en 1549, avec deux fidèles compagnons jésuites, Juan Fernandez Oviedo plutôt linguiste et homme de terrain, et le R.P. Cosme de Torres, un lettré valencien.

Un autre personnage important entoure Saint François Xavier : il s’agit d’un certain Anjiro, un Japonais ayant fui à Goa pour un meurtre commis au Japon. Converti, il sert d’interprète à saint François Xavier. Nul doute que la personnalité assez particulière d’Anjiro ait pu influencer saint François Xavier, dont la vision préliminaire du Japon semblait teintée d’idéalisme…
Saint Francois Xavier débutait son périple à Kagoshima, où il commença par être bien reçu par le daimyo, aidé en cela par la famille d’Anjiro. Le notable lui octroyait une certaine tolérance, et l’on comptait même quelques baptêmes. Mais petit à petit, les bonzes païens vont faire pression sur le Daimyo. Ils ne supportaient pas, entre autres, que le religieux occidental leur reprochât leurs mœurs contre-nature…

Saint François Xavier part alors, début 1550, pour Hirado, où existait déjà un comptoir portugais alors en bon termes avec le daimyo local (ci-contre le daimyo Matsumae Takahiro, photographié vers 1864)
On l’autorisera à prêcher, mais les résultats seront limités. Il repart, vers le milieu de l’année, pour Yamaguchi. Il change de stratégie en anoblissant un peu sa présentation physique 6, en mettant en avant sa vaste érudition et en se présentant comme l’envoyé d’un grand pays souverain : si bien que c’est dans cette province que va se constituer la première communauté chrétienne stable et conséquente.
Il ira ensuite à Bungo, puis se rendra à Kyoto, en pleine guerre civile, pour constater de lui-même que les informations d’Anjiro au sujet d’une « royauté toute-puissante » étaient fausses. Les plus grands daimyos refusent de le recevoir. Persuadé après ses discussions avec les bonzes que c’est encore en amont, en Chine, qu’il faut agir directement, Saint-François Xavier demande à partir pour cette vaste partie du continent asiatique, mais il mourra en chemin en 1542.
Il sera remplacé par son bras droit le R.P. Cosme de Torres a la tête de la mission.
Cosme de Torres

Sous le mandat Torres (1551-1570), les communautés chrétiennes sont consolidées malgré les guerres civiles, et la sécurité des ports portugais, notamment à Kyushu ou le religieux-prêtre entretient de bonnes relations, est assurée. On compte une conversion importante, celle (ci-contre) de Justo Takayama 7 mais aussi une plus cruciale : Celle du seigneur Omura, le daimyo de la région de Nagasaki qui prendra le nom de Bartholomé. En 1569, cinq seigneurs locaux de la région montagneuse du domaine d’Amakusa se convertissent au catholicisme, dont le plus important, Miguel Amakusa.
On note tout de même quelques échecs relatifs : les efforts de Gaspar Vilela 8 – lequel créa une mission à Kyoto, convertissant beaucoup de scientifiques et même quelques moines – sont purement et simplement anéantis par un édit d’expulsion en 1565…
Francisco Cabral
Torres est remplacé par Francisco Cabral, au bilan comptable excellent (entre 1571 et 1581), mais dont les méthodes étaient contestées : son approche serait trop européenne, et trop rigide. C’est cependant avec lui à la tête de la mission, que se feront plusieurs conversions de haut rang. Il fut également bien aidé par le Père Luis de Almeida, médecin et juif converti, qui créa des dispensaires et des hôpitaux 9. En 1576, Arima le daimyo de Shimabara, un territoire situé entre Amakusa et Nagasaki, reçoit le baptême sous le nom d’André, avec 12.000 de ses sujets. Otomo, un seigneur à l’est de Kyushu, se convertit lui aussi en 1578, et prenant le nom de François.
Nous venons de le dire, les méthodes de Francisco Cabral étaient contestées. En 1579, le prêtre napolitain Alessandro Valignano est nommé superviseur de la mission. Deux ans plus tard, il remplacera Cabral.
Alessandro Valignano

Valignano est un homme assez singulier : dans sa jeunesse, il a été emprisonné pour avoir attaqué au couteau une femme. Il est cependant intégré par les jésuites sur recommandation d’un cardinal. À travers beaucoup de correspondances avec ses supérieurs en Europe, Valignano exprime un grand enthousiasme : selon lui, le Japon est un terreau fertile, à condition que l’on s’adapte un peu plus à leur culture. Il autorise les prêtres à s’habiller en costume de soie, chose que Cabral refusait. Il ordonne aussi aux prêtres d’adopter une attitude plus solennelle qu’à l’accoutumée, afin d’impressionner la population. Par exemple, les missionnaires sont souvent accompagnés de gardes du corps et, dans les comptoirs portugais, on leur déroule le tapis rouge. Ces méthodes centrées sur l’accommodation culturelle, bien que discutables, porteront leurs fruits.
Malgré un petit accident de parcours 10, Alessandro Valignano est désormais à la tête d’un croissant chrétien sur l’archipel, qui s’étend de Nagasaki à Ōyano (à la pointe est des îles Amakusa), dont les daimyos et autres seigneurs sont convertis. Le plus zélé de tous est certainement le seigneur Bartholomé Omura, daimyo de la région de Nagasaki. En 1574, il ordonne l’expulsion hors de ses terres de ses sujets non chrétiens. Ce seront plus de 60.000 chrétiens qui habiteront son domaine. Il brûle tous les monastères shintos et bouddhistes sur son territoire. Et, en 1580, il fait don « éternel » aux jésuites de Nagasaki, qui est alors une ville de pêcheurs.
Cependant Valignano se fait tancer par sa hiérarchie, qui n’a pas l’intention de voir les Jésuites administrer des ports et se muer en spécialistes d’avant-postes commerciaux, négociant avec les marchands chinois…
Valignano tient bon et explique que, dans l’attente d’une autre source de revenus, cette situation bénéficie à tout le monde : les revenus du commerce permettant à la mission de continuer son travail. Cependant, il est évident que le petit nombre de Jésuites relatif au nombre de catholiques au Japon est insuffisant. Valignano organise alors une opération de séduction parfaite : il envoie une délégation chrétienne japonaise en Europe, composée de nobles de confiance fournis par les daimyos convertis, ainsi que de servants japonais et d’un interprète 11. La délégation montre une très belle image du Japon, et les Japonais repartent conquis par le traitement fraternel du Saint-Siège. Ils rencontrent le vieux pape Gregoire XIII. Ils assisteront au sacre du pape Sixte V, seront reçus par le roi Philippe II d’Espagne. Ils arpentent la Toscane et le Portugal.
Les retours enthousiastes de la délégation aideront plus tard à consolider la foi des daimyos et de leurs sujets. A son retour au Japon, Valignano est conforté dans son poste. Non seulement le Saint-Siège ne se plaint plus, mais Rome est satisfait. Valignano revient avec une machine à imprimer. La technologie en est certes à ses débuts, mais ô combien importante pour former des séminaristes locaux et apporter les bases du catéchisme au peuple sous une forme écrite 12.
En 1587 le Japon commence à ne plus sourire plus à la vraie Religion…
Malheureusement, les guerres civiles entre daimyos continuent. Un homme se détachera : Hideyoshi 13. L’homme fort d’un Japon déjà partiellement unifie dans sa partie centrale, soumet, par des conquêtes militaires, les parties encore rebelles à l’autorité centrale. En 1587, il interdit par un édit les missionnaires catholiques 14. Cet édit, destiné au Japon entier, vise principalement Kyushu 15 et ses places fortes chrétiennes qu’il vient de soumettre (Nagasaki, Omura, Hirado, Arima).

Cet édit est un summum d’hypocrisie car Hideyoshi (ci-contre) n’a aucune envie d’arrêter le commerce avec les Portugais… Le texte de loi est appliqué, mais beaucoup de prêtres parviennent à se cacher ou à changer de région. Hideyoshi applique ensuite une série de mesures visant a centraliser le Japon : un système de cadastres est créé, afin de mieux contrôler les taxes des agriculteurs. Une « chasse aux sabres » est organisée à travers tout le japon pour priver les paysans d’armes. Les classes sociales sont alors figées 16.
Quelques missionnaires franciscains, pour la plupart espagnols, font leur arrivée au Japon. Cela causera une petite rivalité : les Portugais, avec leur stratégie minutieuse et leurs rapports commerciaux (la situation géographique du Japon permet un lien avec le bastion commercial de Macao) se méfient d’Hideyoshi et se font discrets après l’édit. Les religieux franciscains espagnols, eux, sont actifs dans la province de Kyoto, construisent des églises, organisent des processions et des prêches publics.
Le pouvoir central qui se méfie, multiplie alors les troubles. Cet état de suspicion permanente culminera lors de l’incident du San Felipe (1596). Ce navire espagnol jugé mal en point n’est pas autorisé à débarquer à Nagasaki : le bateau est pillé, les survivants emprisonnés. Hideyoshi déclare que les marins espagnols lui auraient révélé un secret bien commode : les missionnaires seraient là pour amadouer le peuple japonais… Le Roi d’Espagne interviendrait ensuite depuis les Philippines avec une armada, pour soumettre le Japon militairement !

Le summum de la haine anti-chrétienne chez Hideyoshi se manifeste en 1597 : six franciscains, trois jésuites, et dix-sept laïcs sont crucifiés sur ce qui s’appelle aujourd’hui la « Colline aux Martyrs » à Nagasaki. Cette démonstration de force était une tentative pour Hideyoshi d’effrayer les chrétiens.
Selon Francisco Pasio 17, Hideyoshi ne pouvait comprendre qu’il y avait une autre vie. Pour lui, les chrétiens ne voulaient qu’une chose : se rassembler afin ensuite de l’attaquer. Mais le massacre de ces premiers martyrs 18 n’eut pas l’effet escompté. Le très érudit théologien jésuite Jean Crasset 19 nous signale qu’Hideyoshi, décontenancé par la résolution et la détermination des chrétiens malgré le massacre, prévoyait de déporter les chrétiens japonais en Corée restant à conquérir, pour ensuite les relocaliser sur les terres alors conquises. Cette guerre civile récemment terminée sur les terres nippones, Hideyoshi confie à un général méritant lors de la première invasion japonaise de la Corée en 1592 un petit fief sur les Iles Amakusa : cet homme, c’est un chrétien, dont les parents étaient convertis. Il s’agit d’Augustin Konochi 20. Cet homme sera aussi le premier à débarquer en Corée en 1597 lors de la deuxième invasion 21, parachevant une forme d’émulation que cette guerre de Corée avait créée entre les daimyos bouddhistes et les daimyos chrétiens.
Ces guerres mènent à une trêve, et Hideyoshi se voit contraint de ne pas pouvoir exécuter son plan de déporter les chrétiens en Corée.
Les trois années suivantes sont bonnes pour les chrétiens : l’édit de 1587 est levé et, sous la Régence suivant la mort d’Hideyoshi, Valignano demande aux prêtres de ne plus se cacher, et du renfort arrive chez les missionnaires.
Quelques chefs de clan très influents se convertissent. Quelques chrétiens seront cependant expulsés à Hirado mais trouveront refuge chez Augustin Konochi, dans les iles Amakusa. On comptait désormais 100.000 chrétiens dans la région, même si beaucoup se sont convertis par peur de représailles, due à la nature très verticale du pouvoir des daimyos.

En 1600, le Japon, sclérosé par ses guerres intestines, va s’unifier après une guerre qui correspond à la bataille la plus importante de l’histoire du Japon : la bataille de Sekigahara. Afin de ne pas faire trop long, nous nous en tiendrons à un très bref rappel des faits : L’Ouest du Japon, mené par Ishida Mitsunari (ci-dessous) se bat contre l’Est du Japon : aucun accord n’avait pu désigner le nouvel homme fort devant conduire l’archipel après la mort d’Hideyoshi.
Les armées dites de l’Est gagnent avec à leur tête Ieyasu Tokuwara. Les chrétiens ne forment pas un groupe a part : ils se battent dans les deux camps selon les Seigneurs à qui ils font allégeance. Le Japon est unifié. Mais le plus difficile commence pour les catholiques…
A SUIVRE : l’Ère Edo et la Rébellion de Shimabara
Baudouin de Marach
- « Cyrano de Bergerac » Edmond Rostand ↩︎
- Hostiles à tout syncrétisme religieux, nous n’approuvons bien-sûr pas la foi païenne (shintoïste, bouddhiste, confucianiste) des samouraïs. En revanche, nous admirons l’exemplarité de leur code d’honneur, le Bushido. ↩︎
- période historique (1336-1573) durant laquelle la famille Ashikaga exerce le pouvoir shogunal. Elle commence par la division des cours impériales (Nanboku-chō), réunifiées en 1392. ↩︎
- actuelle Oita, ville de l’île de Kyūshū ↩︎
- future Kyoto ↩︎
- au grand dam de l’historien anticolonialiste Jean Lacouture , qui dans son œuvre pourtant intéressante « Les Jésuites » semble voir du colonialisme en toutes circonstances. ↩︎
- béatifié en 2017, Justo Takayama est le fils de l’influent samouraï Takayama Hida-no-kami , lui aussi converti. Justo fuira aux Philippines pour échapper aux persécutions. ↩︎
- ancien chevalier de l’Ordre d’Aviz, un ordre qui perdra toute signification religieuse en 1551 après son rattachement a la couronne portugaise. ↩︎
- un hôpital porte toujours son nom aujourd’hui dans la ville de Miyazaki, et plusieurs statues en son honneur existent au Japon. ↩︎
- le régent qui succéda à André Arima annula toutes les conversions et chassa les prêtres, une décision qqui sera révoquée par son fils qui, une fois au pouvoir, se baptisera du nom de Protasio, trop content qu’il fût de pouvoir continuer à compter sur l’aide portugaise contre ses rivaux. ↩︎
- on parle d’« Ambassade Tenshō » ↩︎
- nous y reviendrons en détails dans la troisième partie lorsque nous détaillerons les éléments catholiques de cette épopée. ↩︎
- considéré comme l’un des « trois unificateurs » du Japon. Cependant, son origine paysanne ne l’autorisera pas à être proclamé shogun. ↩︎
- aussi appellé « édit Bateren », par une variation du mot portugais « patre » qui signifie père (prêtre). ↩︎
- Kyushu est la troisième plus grande île du Japon, au sud-ouest du pays, zone la plus proche du continent asiatique. C’est là que sont concentrés les domaines convertis au Christianisme. ↩︎
- Les samouraïs sont les guerriers, les paysans cultivent, enfin les marchands forment une classe ainsi que les artisans. On ne peut plus changer de classe. Ce sera le principe moteur de l’ère « Tokugawa », qui suivra celle d’Hideyoshi. Par métonymie, on parle aussi de « période Edo » pour l’ère Tokugawa. ↩︎
- un jésuite italien proche de Valignano ↩︎
- ils furent tous béatifiés en 1627 par le Pape Urbain VIII et canonisés le 8 juin 1862 par le Pape Pie IX. La Colline aux Martyrs est désormais aujourd’hui d’un lieu de pèlerinage pour les fidèles japonais ↩︎
- auteur d’une monumentale « Histoire de l’Église du Japon », écrite entre 1689 et 1715. ↩︎
- sa famille a fourni les daimyos de Bungo, au nord-est de Kyushu. ↩︎
- les guerres dites d’Imjin opposaient le Japon d’Hideyoshi a la dynastie coréenne Choson, et à la Chine. ↩︎
